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La France toujours numéro 1 de la consommation de cannabis

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et Santé publique France publient les résultats du niveaux d’usage des drogues illicites en France de 1992 à 2017

Cette enquête a interrogé plus de 20 000 personnes âgées de 18 à 64 ans sur l’usages de ces substances.

Voir les résultats sur PDF ici

Les points a retenir pour le cannabis :

1.Consommation de cannabis de plus en plus fréquente au-delà de 25 ans

En 2017, le cannabis demeure la première substance illicite diffusée dans la population : 44,8 % des adultes ont déjà tester au moins une fois, avec une prévalence plus élevée chez les hommes. Depuis 1992, la diffusion du cannabis n’a cessé de progresser : son taux d’expérimentation est passé de 12,7 % en 1992 à 44.8 % en 2017.

L’augmentation des niveaux d’usage dans l’année touche l’ensemble des générations mais est particulièrement sensible parmi les adultes de 35 à 44 ans

L’Usage dans l’année ou l’Usage régulier a subit un augmentation de 6% en 30 ans il passe de 4,4 % à 11,0 % entre 1992 et 2017.

Concernant plus spécifiquement les dernières évolutions (période 2014-2017), l’usage dans l’année se maintient à un niveau de 11,0 % parmi les 18-64 ans. Cet usage diminue graduellement avec l’âge, passant de 26,9 % pour les 18-25 ans à 17,7 % pour les 26 – 34 ans, 9,4 % chez ceux âgés de 35 à 44 ans et 1,6 % parmi les plus âgés 55-64 ans.

2.Davantage d’usagers de cannabis parmi les actifs, occupés ou au chômage.

En 2017, les chômeurs présentent des niveaux d’usage actuel de cannabis presque deux fois plus élevés que les actifs occupés. Ces niveaux d’usage dans l’année ont triplé entre 1992 et 2017, tant parmi les actifs occupés (de 3,5 % à 9,6 %) que parmi les chômeurs (de 5,0 % à 15,8 %). Entre 2014 et 2017, il semblerait que l’écart ait légèrement diminué, du fait d’une progression de la consommation parmi les actifs occupés et d’une stabilisation de celle des chômeurs.

3.L’autoculture de cannabis, une pratique de plus en plus répandue.

Le marché noir s’avère le mode d’approvisionnement le plus fréquent: près des deux tiers des usagers déclarent y avoir eu recours, alors que 7 % mentionnent pratiquer l’autoculture.

À l’instar de ce qui est observé pour le cannabis, les niveaux d’expérimentation des autres drogues diffèrent considérablement selon le sexe et l’âge des individus. Pour tout les produits, les hommes se révèlent plus souvent expérimentateurs que les femmes.

Conclusion :

Les résultats du septième exercice du Baromètre santé de Santé publique France concernent essentiellement les jeunes générations et les hommes. Plusieurs niveaux d’usage en 2017 sont globalement stables par rapport à ceux de 2014. En 2017, la part des expérimentateurs de cannabis a continué d’augmenter et concerne désormais près de la moitié des adultes. Les usages de cocaïne et de MDMA/ecstasy se développent plus fréquemment qu’auparavant au-delà de la tranche d’âge clé des 18-25 ans, reflétant l’accroissement de l’accessibilité et de la disponibilité de ces produits.

La France toujours numéro 1 de la consommation de cannabis
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Tags : ConsommationDroguesondage
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