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Un parti thaïlandais veut permettre l’auto-culture

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La légalisation gagne du terrain en Thaïlande

Anutin Charnvirakul, dirigeant du parti Bhumjaithai : un parti thaïlandais qui veut laisser les ménages cultiver du cannabis est en demande après une campagne électorale âprement disputée. Il a déclaré le 3 avril que ses politiques doivent être appuyées par des groupes cherchant un soutien dans des coalitions.

Depuis le coup d’État de 2014, la Thaïlande a tenu ses premières élections le mois dernier, et le parti Bhumjaithai est devenu un partenaire clé de la légalisation après avoir remporté 39 sièges à la chambre basse et terminé cinquième au vote populaire.

Le parti Bhumjaithai veut permettre aux ménages de cultiver 6 pieds par personne, une approche vaguement basée sur l’État américain de Californie.

N’oublions pas que la Thaïlande est devenue le premier pays d’Asie du Sud-Est à approuver l’usage du cannabis à des fins médicales en décembre dernier.

Anutin Charnvirakul, chef du parti Bhumjaithai, s’exprime lors d’un entretien avec l’Agence France-Presse à Bangkok le 3 avril 2019.

Le parti Bhumjaithai – qui signifie “Thai Pride” – est dirigé par Anutin Charnvirakul, un méga riche pilote amateur, fils d’un magnat de la construction, et partisan improbable des avantages médicaux de la plante.

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Il s’est révélé être un candidat très courtisé car deux des partis principaux ont besoin de son allégeance – et des sièges de parti – après le vote contesté.

Leur campagne a fait des vagues en affichant des feuilles de cannabis. Il parle aussi de déréglementation pour les entreprises, de promotion des services de covoiturage et d’une semaine de travail de 4 jours.

“La marijuana a plus de propriétés positives que négatives”, a déclaré le jeune homme de 52 ans à l’AFP lors d’une interview dans son bureau de Bangkok, près de deux semaines après le scrutin du 24 mars.

Eduqué à l’université Hofstra de New York, Anutin entretient dans le couloir une collection de signatures originales de présidents américains remontant à George Washington.

“Nous devons choisir le parti qui acceptera nos politiques “, a-t-il dit, ajoutant qu’il voulait que les gens aient accès à l’industrie naissante afin que les grandes entreprises ne s’y lancent pas.

Le choix est entre le Parti Phalang Pracharat, soutenu par la junte (dictature militaire), qui a remporté le vote populaire, ou le Pheu Thai, qui a formé une alliance avec six autres partis anti-junte et revendique une majorité à la chambre basse.

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Les analystes ont également mentionné Anutin comme premier ministre possible dans un grand marché qui inclurait la loyauté de son parti.

Bien qu’il ait refusé de préciser dans quelle direction il penche avant l’annonce des résultats complets le 9 mai, Anutin a déclaré que Bhumjaithai cherche des partis qui mettent l’accent sur l’unité, une approche ” Thaïlande d’abord ” et le respect pour la monarchie.

Alors qu’un sénat nommé par la junte a le droit de voter pour le poste le plus élevé, les analystes disent que Phalang Pracharat a toujours besoin de partis de taille moyenne comme Bhumjaithai à la chambre basse pour éviter une crise de légitimité.

Anutin a exprimé une lassitude générale à l’égard des divisions politiques amères qui ont paralysé la Thaïlande pendant plus d’une décennie.

“Je ne veux pas de partisans”, a-t-il dit. “Je veux que tout le monde s’associe et cherche la meilleure solution pour le pays.”

Tags : auto-cultureLoiPolitiqueThaïlande